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ADMINITRATIVE EVIL/ LE MAL ORGANISATIONNEL

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ADMINITRATIVE EVIL/ LE MAL ORGANISATIONNEL
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Respuesta
20/02/13 15:32
ADMINISTRATIVE OR ORGANIZATIONAL EVIL/
LE MAL ADMINISTRATIF


La pensée de Guy Adams et Danny Balfour (2012 ; 2011 ; 2010 ; 2009 ; 2008 ; 2007 ; 2004) sur le mal de l’administration moderne n’est pas facile à saisir clairement pour un non initié. Mais elle demeure attractive et tend à s’imposer dans les milieux des chercheurs. Elle défie en fait les instruments actuels de la bonne gouvernance et rappelle la pertinence de l’étude du mal structurel ou du péché structurel (Mathias Nebel, 2007 ; 2006) dans la vie organisationnelle. Aussi défie-t-elle les systèmes de raisonnement déontologique et utilitariste. Adams et Balfour éclairent ainsi l’évaluation éthique des principales organisations sociales de notre temps, surtout dans la Région des Grands Lacs Africains. Les idées de ces deux chercheurs sont par conséquent capables d’inspirer l’éthique des affaires et l’éthique de l’administration publique en Afrique.


J’en suis convaincu.


Bien plus, l’étrangeté, l’incohérence, l’inadéquation et l’échec des cures de choc sociopolitiques et économiques administrées en Afrique centrale depuis les années 1990 semblent renforcer les réflexions de ces chercheurs nommés, lesquelles ont été notamment inspirées par trois cas d’étude : l’intervention gouvernementale (USA) chez les victimes de l’ouragan Catherine en 2005, la reconstruction de l’Irak par les Etats-Unis et l’holocauste juif.


En effet, dans leur réflexion de 2008, ils soutiennent :

[…] professionals in public life would do well to reflect on the possibility that their systems and actions can contribute to the worst kinds of human behavior, and that our ethical standards and professional training do not adequately address the potential for administrative evil. There is no easy way out of the social and organizational dynamics that foster administrative evil. Rarely is one confronted with an obvious up or down decision on ethical issues. Instead, it is more common to follow a pathway of smaller, ambiguous choices until a series of commitments and habits drive out ethics in favor of a comfortable mask. Therefore, no profession should be taught, practiced, or theorized about without considering the psychological, organizational and societal dynamics that can lead those in public service to confound the public interest with acts of dehumanization and destruction. Only a conceptual framework for ethics that goes beyond the narrow vision of technical rationality and recognizes the interactive, relational foundation of ethics and its public context can help us better understand and perhaps ameliorate—even if we cannot fully resolve—these moral paradoxes of ethical leadership in modern organizations.


Novembre 2012
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